11 février 2006

Dream Theater - Introduction

dream_theater___octavarium_tour_2005Aujourd'hui, petit topo sur le groupe de métal progressif désormais mythique qu'est DREAM THEATER.

J'ai découvert ce groupe par hasard, alors que des amis jouaient un de leurs morceaux en répétition. J'ai accroché tout de suite, mais à la première écoute d'un album entier, j'ai eu quelques difficultés à m'habituer au style et au son du groupe. Dream Theater est un groupe qui demande de la patience et une écoute attentive.

Les structures de Dream Theater n'ont rien à voir avec du metal conventionnel. Le "progressif", par définition, est différent de nos habitudes musicales : finis les morceaux de 4 minutes avec intro / couplet 1 / refrain 1 / couplet 2 / refrain 2 / solo / pont / refrain 3 (bis). Ici, c'est complètement autre chose, assez difficile à expliquer avec des mots. Les morceaux durent en moyenne 8 minutes (peuvent aller jusqu'à 23 minutes ou plus), ont une structure labyrinthique et complexe exploitant les breaks, transitions et prouesses musicales et vocalistiques.

J'ai lu sur un autre blog de canalblog (je ne sais plus lequel, malheureusement) que Dream Theater est un mélange de power metal avec des teintes de metal que j'appellerai "épique" (Rhapsody) avec du jazz, etc, etc. Il est vrai que les styles se mélangent (tous les musiciens ont une formation jazz et le chanteur une formation classique), mais bon, comparer Dream Theater à Rhapsody, c'est aller trop loin. Personnellement, Rhapsody me déplait beaucoup, mais chacun son truc. J'affirme cependant que ça n'a rien à voir ! Que l'on me dise que les influences de Yes sont souvent présentes, oui, que l'on sent des pointes à la Marillion ou Rush, je l'accorde, que Octavarium (le dernier morceau de l'album du même nom) reprenne un style à la Pink Floyd, je dis oui aussi.

Dream Theater a su assimiler le passif jazz et progressif de la musique pour faire du Dream Theater. Certains diront que leurs derniers albums sont décevants, et je peux dans une certaine mesure les comprendre : "6 Degrees" était une sorte d'expérimentation progressive avec un premier CD quasi "neo post prog" (lol) et un second CD beaucoup plus traditionnel et dans la lignée directe de Yes. Le suivant, "Train of Thought" se voulait explosif et violent avec d'énormes prouesses à la guitare (un peu trop lourdes justement). J'ai vraiment aimé cet album en voyant le résultat en live et la puissance qui se dégage des morceaux qui ne sont plus à proprement parler de rock prog ou de metal prog, mais bien une sorte de heavy prog à la mode Dream Theater. Le dernier album, "Octavarium", fut décevant à la première écoute. On se demande ce que veut le groupe, quel est le but de cet album, son essence. On sent que la créativité révolutionnaire n'est pas au rendez-vous. Puis on aime peu à peu, on se repasse certains morceaux en boucle, et on sent les influences retranscrites dans l'album.

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"Octavarium" marque selon moi un point de réflexion dans le travail du groupe. Il apparaît comme étant un bilan de leur composition et de leurs influences. Il faut parfois savoir mettre les choses à plat pour les observer et les analyser. La dernière tournée (cf. images) fêtait les 20 ans du groupe, ce qui vient confirmer cette idée de bilan, cette nécessité de réassimiler les influence et ce que l'on à soi-même accompli. Alors qu'on y trouve des sonorités de Pink Floyd, U2, Yes et même Muse (on se demande ce que ça fait chez Dream ... mais bon, pourquoi pas) et beaucoup d'autres encore, l'album devient peu à peu un vrai Dream Theater. De plus, le concert auquel j'ai assisté en Allemagne était une véritable merveille, une deuxième jeunesse pour le groupe.

Je suis persuadé que Dream Theater nous réserve encore pas mal de surprises et que nous en reparlerons bientôt !

Teardrops

 

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Posté par Teardrops à 18:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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